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L’Arménie et l’Azerbaïdjan doivent commencer de vraies négociations

Lundi 31 octobre, l’Arménie et l’Azerbaïdjan se sont engagés à « ne pas recourir à la force » pour trouver une solution à leur conflit autour de l’enclave du Nagorny-Karabakh, à l’issue d’un sommet organisé à Sotchi, dans le sud-ouest de la Russie.

Dans une déclaration commune adoptée à l’issue du sommet, Bakou et Erevan se sont engagés à « ne pas recourir à la force », ainsi qu’ « à régler tous les litiges uniquement sur la base de la reconnaissance de la souveraineté mutuelle et de l’intégration territoriale ».

Les dirigeants azerbaidjanais et arménien également souligné « l’importance des préparatifs actifs à la conclusion d’un accord de paix entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie afin d’assurer une paix durable et à long terme dans la région ».


Faire des déclarations doit être le prélude à de vraies négociations


On ne peut que féliciter les deux chefs d’État qui, pour des raisons diverses, souhaitent arrêter ce conflit qui a fait déjà trop de morts des deux côtés.


Faire des déclarations doit être le prélude à de vraies négociations. Il y a quelques semaines, les dirigeants d’Azerbaïdjan et d’Arménie avaient déjà discuté sous l’égide de l’Union européenne. Ces pourparlers n’ont malheureusement été suivis d’aucun acte positif sur le terrain.


Notre organisation « International Council for Diplomacy and Dialogue »(ICDD) est en contact depuis de nombreux mois avec les sociétés civiles azerbaïdjanaise et arménienne. En discutant avec elles et en allant dans le Caucase, nous avons pu voir que les deux peuples souhaitent réellement une paix durable avec des échanges économiques et culturels entre les deux pays.


Les sociétés civiles doivent se rencontrer et échanger leurs idées


Pour que la paix revienne dans cette région, les sociétés civiles doivent se rencontrer, échanger leurs idées et proposer des solutions aux politiques.


La première préoccupation des Arméniens et des Azerbaidjanais est le retour des personnes disparues. De chaque côté de la frontière, des milliers de familles attendent le retour de leurs proches, qu’ils soient vivants ou morts.


La société civile, avec l’aide de la diplomatie civile, peut entamer de vraies négociations sur ce sujet si important pour les familles.


La deuxième préoccupation des Arméniens et des Azerbaidjanais est de construire une région où la paix pourra régner. Pour cela les deux États devront regarder vers le futur et non, comme les gouvernements le font actuellement, essentiellement vers le passé. Encore une fois, la société civile est apte à discuter sur leur futur.


Travailler avec la société civile est important car cette dernière peut percevoir ce que la diplomatie traditionnelle ne peut comprendre, c’est-à-dire le bien du peuple.









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