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Caron–Hassan : quand la radicalité remplace la responsabilité

  • gozlancontact
  • il y a 3 heures
  • 3 min de lecture

La violence politique ne surgit pas du néant. Elle prospère dans les climats saturés d’outrance, d’ennemis désignés et de simplifications morales. Lorsque le débat public devient un champ d’accusations permanentes, lorsque chaque camp se vit comme assiégé, la frontière entre parole radicalisée et passage à l’acte s’amincit dangereusement. Et ce phénomène ne concerne pas un seul bord. Si certains élus de gauche jouent avec un feu rhétorique inflammable, l’extrême droite, elle, n’a aucune leçon d’innocence à donner.


Depuis des années, elle instrumentalise les peurs, banalise les obsessions identitaires et nourrit un imaginaire du choc des civilisations qui fracture la République. Elle prospère sur le ressentiment qu’elle prétend dénoncer. La violence politique est un écosystème : elle se nourrit des surenchères des uns comme des provocations des autres. La responsabilité démocratique impose de refuser cette escalade permanente, d’où qu’elle vienne, et de rappeler qu’aucune cause ne justifie l’abandon de la rigueur, de la mesure et du respect des principes républicains.

 

Caron–Hassan : quand la morale devient une arme et la République un champ de ruines

Il ne s’agit plus de défendre les droits des Palestiniens.Il s’agit désormais d’exister politiquement en désignant un ennemi, en simplifiant le réel jusqu’à la caricature, et en transformant chaque tragédie en munition idéologique.Aymeric Caron et Rima Hassan incarnent cette dérive. Une dérive dangereuse. Une dérive irresponsable. Une dérive qui abîme tout ce qu’elle prétend défendre.


Aymeric Caron ou l’outrance comme méthode

Député de la République, Aymeric Caron ne parle plus : il accuse, il assène, il condamne. Sans nuance. Sans rigueur. Sans prudence. Qualifier une guerre complexe de « génocide » à coups de tweets, expliquer qu’Israël ne serait pas sanctionné parce qu’il serait un « État juif», insinuer que l’accusation d’antisémitisme serait un simple “bouclier” brandi cyniquement: ce n’est pas du courage politique. C’est de la paresse intellectuelle doublée d’une violence symbolique extrême.


Ces mots ne flottent pas dans le vide. Ils réactivent des imaginaires anciens, toxiques, bien connus en Europe : celui d’un privilège juif, d’une protection indue, d’une impunité fondée sur l’identité. Peu importe que Caron s’en défende;  les effets comptent plus que les intentions. Et les effets sont là : une parole publique qui légitime la confusion, nourrit la suspicion et alimente un climat déjà explosif.


Quand un élu confond dénonciation morale et mise en accusation collective, il ne défend pas les opprimés : il fabrique du ressentiment.

Rima Hassan ou l’idéologie sous couvert de vertu

Rima Hassan, elle, ne débat pas. Elle disqualifie.Sa rhétorique repose sur un principe simple: qui n’adhère pas entièrement est suspect. Nuancer, contextualiser, rappeler des faits dérangeants — crimes du Hamas, existence d’otages, pluralité des responsabilités — devient une faute morale.


Ce discours n’est pas émancipateur, il est autoritaire.Il transforme une cause en dogme, le droit international en slogan, et la souffrance en capital politique. Sous couvert de défendre les Palestiniens, Rima Hassan impose une vision binaire où la complexité est interdite et la paix, curieusement, toujours absente.


Car jamais il n’est question de solution politique crédible.Jamais de coexistence.Jamais de sortie du conflit.Seulement une indignation permanente, sans horizon, sans responsabilité.


Une même mécanique : la radicalisation morale

Caron et Hassan partagent la même logique :désigner plutôt que convaincre, accuser plutôt qu’analyser, moraliser plutôt que gouverner


Ils parlent au nom des droits humains tout en piétinant leur principe fondateur : l’universalité. Car dans leur discours, certaines victimes comptent plus que d’autres, certains crimes méritent une indignation infinie quand d’autres deviennent secondaires, gênants, voire invisibles.


Ce deux-poids-deux-mesures n’est pas un accident. Il est le cœur de leur stratégie.


Une responsabilité écrasante dans un contexte explosif

La France connaît une recrudescence historique de l’antisémitisme.Et dans ce contexte, deux figures publiques choisissent de jouer avec les mots les plus inflammables, de flirter avec les amalgames, de feindre l’incompréhension face aux conséquences de leurs discours.

Ce n’est pas de l’ignorance.C’est de l’irresponsabilité politique.


On ne combat pas l’injustice en fracturant la société.On ne défend pas une cause en piétinant une autre.On ne construit pas la paix en attisant la haine.


La cause palestinienne mérite mieux. La République aussi.

Elles méritent mieux que des procureurs sans procès.Mieux que des slogans recyclés.Mieux que des indignations sélectives.


Aymeric Caron et Rima Hassan ne sont pas des voix de paix.Ils sont devenus les produits d’un militantisme radicalisé, incapable de se regarder en face, persuadé que la justesse morale dispense de toute responsabilité.


La morale sans éthique est un danger.La radicalité sans boussole est une impasse.Et quand des élus s’y abandonnent, ce n’est plus une opinion : c’est un problème politique majeur.

 
 
 

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