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Continuer à aider l’Ukraine, malgré les scandales de corruption et l’inaction autour des enfants déportés

  • gozlancontact
  • 17 nov.
  • 3 min de lecture

Depuis plus de deux ans, la guerre en Ukraine bouleverse des millions de vies. Les images de villes détruites, de familles séparées et d’enfants arrachés à leur pays ont suscité une vague de solidarité internationale sans précédent. Pourtant, à mesure que le temps passe, les scandales de corruption et certaines inerties institutionnelles sapent la confiance et fatiguent les opinions publiques. Beaucoup se demandent : faut-il encore aider l’Ukraine ?

La réponse est oui, plus que jamais.


1. L’aide à l’Ukraine n’est pas un soutien aux dérives, mais un soutien au peuple

Les révélations de corruption qui éclatent régulièrement en Ukraine choquent, irritent, et parfois découragent. Elles sont indéniables et doivent être pleinement reconnues. Mais réduire un pays en guerre à ses dysfonctionnements politiques serait une erreur stratégique et morale.

Aider l’Ukraine, ce n’est pas soutenir certains  responsables corrompus :c’est soutenir un peuple qui se bat pour sa survie, pour sa liberté et pour son droit d’exister.C’est soutenir les familles qui ont perdu leur maison, les villages détruits, les personnes âgées isolées, les soldats qui défendent leur territoire, les enfants traumatisés et déportés.

La corruption ne doit jamais être un prétexte pour abandonner tout un peuple.


2. La question des enfants ukrainiens déportés : un devoir moral universel

Plus de 20 000 enfants ukrainiens ont été enlevés, déplacés, russifiés ou placés dans des familles russes. Ce crime n’est pas seulement une violation du droit international :il constitue une blessure profonde pour l’humanité entière.

Pourtant, force est de constater que les réponses institutionnelles restent lentes, parfois hésitantes. Les familles attendent, les organisations de la société civile se battent presque seules, et les progrès sont trop faibles au regard de l’urgence.

Mais cela ne doit jamais nous conduire à l’indifférence.Abandonner ces enfants serait accepter qu’en 2025, des mineurs puissent être effacés de leur identité et de leur peuple sans réaction.Continuer à travailler pour leur retour est un impératif moral qui transcende la politique ukrainienne ou les tensions internes.


3. La corruption, un combat nécessaire mais qui ne doit pas paralyser l’aide

Oui, la corruption existe en Ukraine — comme dans beaucoup de pays en guerre.Oui, certains dossiers avancent trop lentement, même lorsqu’ils concernent des questions humanitaires vitales.

Mais la communauté internationale possède des outils : conditionnalité, contrôles, transparence, partenariats avec la société civile, audit des programmes, projets indépendants.On peut aider efficacement sans fermer les yeux sur les dérives.

L’enjeu n’est pas de punir la population en coupant l’aide, mais de structurer une aide plus saine, plus suivie, mieux orientée.

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4. La solidarité doit être lucide, mais elle doit continuer

Soutenir l’Ukraine aujourd’hui, c’est défendre des valeurs qui nous concernent tous :

  • La souveraineté des nations,

  • La protection des civils,

  • Le refus de la déportation d’enfants,

  • La dignité face à la violence d’un État qui cherche à effacer un autre peuple.

On peut être lucide sur les faiblesses de l’État ukrainien et, en même temps, refuser l’abandon.

Car l’alternative serait bien pire :laisser faire, détourner le regard, regarder l’injustice s’installer comme une normalité

.

Conclusion : Aider l’Ukraine est une responsabilité collective

Il est légitime d’être frustré. Il est légitime d’être en colère lorsque des autorités ne répondent pas, lorsque des scandales éclatent, lorsque des enfants attendent encore.Mais cette frustration ne doit jamais se transformer en retrait.

Notre engagement doit rester intact, parce qu’il ne s’adresse pas aux politiques, mais aux innocents.

Continuer à aider l’Ukraine, c’est continuer à protéger des vies, à défendre la justice, et à refuser que des enfants disparaissent dans l’oubli.

Même lorsque l’État est défaillant, la solidarité ne doit pas l’être.

 

 
 
 
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