Pourquoi je ne voterai plus pour la gauche
- gozlancontact
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Pendant longtemps, j’ai voté pour la gauche par conviction. Je croyais en sa promesse de justice sociale, de solidarité et de protection des plus fragiles. Mais aujourd’hui, après des années d’observation et de déception, je ne peux plus lui accorder ma voix. Non par reniement de mes valeurs, mais parce que je considère qu’elle ne les incarne plus avec lucidité ni efficacité.
Une politique migratoire déconnectée des réalités
La solidarité est un principe fondamental. Accueillir ceux qui fuient la guerre ou les persécutions est un devoir moral. Mais gouverner exige davantage que de bons sentiments.
La gauche a trop souvent abordé la question migratoire avec une posture que je qualifierais de naïve, presque « bisounours ». Elle a privilégié le discours moral à l’analyse pragmatique : capacité d’accueil limitée, tensions sur le logement, pression sur les services publics, difficultés d’intégration culturelle et économique.
Refuser de reconnaître ces contraintes n’est pas humaniste ; c’est irresponsable. Une politique migratoire crédible suppose des règles claires, une maîtrise des flux, une exigence d’intégration et une coordination européenne efficace. À défaut, on nourrit les tensions sociales et on renforce les extrêmes.
L’humanisme ne consiste pas à nier les problèmes, mais à les traiter sans dogmatisme.
Une gestion économique affaiblie par l’idéologie
Sur le plan économique, ma désillusion est tout aussi profonde.
La gauche contemporaine semble osciller entre deux postures : la promesse de dépenses massives sans stratégie de financement soutenable, ou la dénonciation systématique de l’entreprise et de la réussite économique. Or une économie moderne repose sur la création de valeur, l’innovation et la compétitivité.
Multiplier les dépenses publiques sans réforme structurelle alourdit la dette et reporte le coût sur les générations futures. Augmenter la pression fiscale sans rationaliser l’action publique décourage l’investissement et fragilise l’emploi.
Je ne rejette pas l’État social. Je crois à la protection des plus vulnérables. Mais cette protection nécessite une base productive solide. Sans croissance, sans attractivité, sans soutien à l’initiative privée, il n’y a pas de redistribution possible.
La justice sociale ne peut exister durablement que si la richesse est créée avant d’être redistribuée.

Le refus du réel
Ce qui me pousse à ne plus voter pour la gauche, ce n’est pas un basculement idéologique radical. C’est le sentiment qu’elle refuse d’affronter certaines réalités :
Les limites budgétaires.
Les défis d’intégration.
La compétition économique mondiale.
Les inquiétudes légitimes d’une partie des classes populaires.
À force de disqualifier toute critique comme réactionnaire ou inhumaine, elle s’est coupée d’une partie du pays.
Une exigence de responsabilité
Je continue de croire à la solidarité, à l’égalité des chances et à la cohésion sociale. Mais je crois aussi à la responsabilité, à l’autorité de l’État et à la rigueur économique.
Je ne voterai plus pour la gauche tant qu’elle ne saura pas conjuguer générosité et fermeté, ambition sociale et discipline budgétaire, ouverture et maîtrise.
Les valeurs comptent. Mais sans crédibilité, elles deviennent des slogans.




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