Dieu n’a jamais demandé qu’on tue des enfants en son nom
- gozlancontact
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Il faut bien finir par le dire, même si cela froisse, même si cela choque, même si cela fait hurler les professionnels de l’indignation sacrée : les religions, ou plus exactement ceux qui parlent en leur nom, commencent sérieusement à nous emmerder.
Pas la foi intime. Pas la quête spirituelle personnelle.Mais l’instrumentalisation permanente du religieux, sa confiscation par des clercs, des idéologues, des chefs politiques ou militaires qui brandissent Dieu comme un gourdin identitaire.
Regardons le monde tel qu’il est, pas tel que les sermons aimeraient qu’on le croie.Israël–Palestine, Ukraine–Russie, Inde–Pakistan, Iran, Afghanistan, Soudan, Nigeria, Yémen, Syrie, Irak…
Presque partout, le religieux est soit la cause directe du conflit, soit son carburant, soit son alibi moral.
Quand des enfants ukrainiens sont arrachés à leurs familles, déplacés de force, rééduqués, effacés culturellement - Silence.
Quand des enfants meurent sous les bombes, deviennent otages, grandissent dans la peur - Silence.
Quand des femmes, des civils, des minorités paient le prix des guerres sacrées -Prières et rien d’autre.
Et pendant ce temps-là, les grandes autorités religieuses mondiales regardent ailleurs.
Soyons honnêtes : le religieux contemporain parle beaucoup d’identité, de pureté, de frontières, de morale sexuelle, de domination, mais très peu de justice sociale, très peu de compassion concrète, très peu de protection des plus faibles.
Le message fondateur est pourtant clair, dans toutes les grandes traditions :protéger le faible, accueillir l’étranger, secourir l’enfant, défendre la dignité humaine.
Ce message a été confisqué par des entrepreneurs de foi, devenus des chefs de clan, des influenceurs politiques ou des gardiens d’un ordre patriarcal et autoritaire.

Il y a bien sûr des exceptions.Et une, majeure, s’impose : le pape François.
Qu’on soit Chrétien ou non, il faut reconnaître une chose : il a été l’un des très rares responsables religieux de premier plan à parler clairement contre la guerre, contre l’hypocrisie morale, contre l’abandon des migrants, contre la marchandisation de la souffrance.
Le reste du paysage religieux mondial ressemble de plus en plus à un champ de ruines morales, où chacun bénit ses morts, sanctifie ses crimes et accuse l’autre d’hérésie ou d’impiété.
Le drame, ce n’est pas que Dieu soit invoqué. Le drame, c’est que Dieu sert d’excuse à la lâcheté humaine.
À force de sacraliser les conflits, on les rend insolubles.
À force de transformer les guerres en croisades, on interdit toute médiation.
À force de prétendre parler au nom du divin, on refuse toute responsabilité humaine.
Peut-être est-il temps de rappeler une vérité simple, presque banale : si la religion ne sert plus à empêcher la violence, alors elle la légitime dans beaucoup de cas . A ce moment-là, elle cesse d’être une consolation. Elle devient un problème politique, éthique et civilisationnel.
La veuve, l’orphelin, l’enfant déplacé, le civil bombardé, le prisonnier oublié n’ont que faire des sermons. Ils ont besoin de courage, de justice et de responsabilité.
Le reste n’est que bruit sacré.




Je suis entièrement d’accord avec vous… la religion légitime la violence !!!
La Bible est remplie de violence, de guerre fratricide, etc…depuis la Genèse.
À nous d’en faire bon usage et d’en tirer des leçons….!