On ne négocie pas pendant qu’on vole des enfants
- gozlancontact
- il y a 28 minutes
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Ce qui se passe aujourd’hui n’est pas un angle mort diplomatique.C’est un crime en cours.
Des milliers d’enfants ukrainiens ont été enlevés, déportés vers la Russie, séparés de leurs familles, privés de leur langue, de leur identité, soumis à l’endoctrinement — et, pour certains, à des abus. Ce fait est établi, documenté et connu.
Et pourtant, les négociations continuent.Comme si cela pouvait attendre.Comme si l’on pouvait parler de paix pendant que des enfants restent captifs.
Ce n’est pas une omission, c’est une décision.
Le transfert forcé d’enfants ukrainiens n’est ni une conséquence de la guerre ni une dérive humanitaire, mais une politique d’État délibérée, planifiée, assumée.
En droit international, les mots existent. Ils sont précis :Crime de guerre.Crime contre l’humanité.Génocide.
Les qualifier autrement, les diluer dans un langage technocratique ou les reléguer à la rubrique humanitaire n’est pas de la prudence diplomatique, c’est une falsification morale.
Les guerres détruisent des villes, l’enlèvement d’enfants détruit l’avenir.
En arrachant des enfants à leur famille, à leur culture, à leur mémoire, la Russie ne cherche pas seulement à gagner un conflit, mais à effacer un peuple dans le temps.
Toute négociation qui n’exige pas le retour immédiat, inconditionnel et vérifiable de chaque enfant ukrainien déporté est illégitime.
On ne négocie pas avec un crime en cours.On y met fin.

Parler de cessez-le-feu pendant que des enfants sont retenus de force n’est pas du pragmatisme, c’est une abdication.
Les enfants ne sont pas une monnaie d’échange, ils ne sont pas un levier de négociation, ils ne sont pas une « mesure de confiance ». Ils sont des victimes.Leur sort devrait précéder toute discussion.
Les gouvernements savent.Les organisations internationales savent.Les diplomates savent.
Le silence n’est donc pas de l’ignorance.Il est un choix politique.
Chaque jour où la question des enfants déportés n’est pas au centre des négociations est un jour où la communauté internationale accepte tacitement que certains crimes puissent être tolérés au nom de la stabilité.
L’Histoire jugera sévèrement cette complaisance.
Il n’y aura pas de paix durable construite sur l’endoctrinement, le déracinement et la violence infligés à une génération entière.Il n’y aura que des conflits différés, des traumatismes transmis, des haines recyclées.
Rapatrier les enfants ukrainiens n’est pas un geste humanitaire.C’est une obligation juridique.C’est un impératif moral.C’est une nécessité stratégique.
Avant tout, une seule exigence doit s’imposer :
Ramenez les enfants. Tous. Maintenant.
Une paix bâtie sur des enfants volés n’est pas une paix.




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